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L'idée d'additionner des micro-organismes adaptés à certains travaux n'est pas nouvelle dans la biologie contemporaine. Après la période d'utilisation de la flore naturelle (de l'époque romaine à nos jours) apparaît l'ère du choix volontaire des outils biologiques dans la lutte contre la pollution. Ainsi, depuis quelques années, sont apparues dans différents pays, des techniques mettant en uvre des bactéries adaptées, dopées, activées ou autres dénominations. On peut regrouper tous ces termes sous le nom de bioaugmentation. Les applications sont diverses : Ä Fosses septiques Ä Bacs à graisses Ä Canalisations Ä Stations d'épurations urbaines Malheureusement, ces bactéries sélectionnées, introduites dans un milieu peu favorable, sont fragiles aux phénomènes de prédation-compétition, et n'ont qu'un effet très limité dans le temps. De plus, il est impossible de traiter des pollutions toxiques ou carencées en éléments assimilimables. Enfin, pour des raisons de coût, il n'est pas envisageable de s'attaquer à de grandes surfaces ou de grands volumes (lacs, rivières, nappes phréatiques). L'évolution nécessaire de ces techniques passait dont par une optimisation du travail que nos Chercheurs ont effectué sous le nom de PROCEDE C.O.R. Il s'agit donc de ce que l'on nomme vulgairement biofixation. Bien entendu, les bactéries du milieu (dites naturelles) ont tendance à se fixer où elles peuvent et cette particularité a depuis longtemps été utilisées (lits bactériens, épandage).
Dans notre cas, nous fixons en nombre des micro-organismes sélectionnés sur des supports bien choisis. Le but est d'amener immédiatement les micro-organismes efficaces dans le milieu à dépolluer et non de diriger la pollution vers une flore non spécialisée. Nos micro-organismes sont issus de souches naturelles (totalement saprophytes, non modifiées génétiquement) qui ont été choisis essentiellement pour leur activité enzymatique sur certains composés. Le but est de commencer la dégradation des longues chaînes carbonées afin que les souches, présentes dans le milieu, puissent continuer la transformation. Ces micro-organismes (plusieurs par produits) spécifiques pour chaque polluant agissent pour créer une "chaîne alimentaire". Quant aux supports utilisés, les trois principaux ont été choisis pour leurs qualités physico-chimiques et leur compatibilité avec les micro-organismes :
l L'un d'eux est un carbonate de calcium d'origine marine l Le second est une pierre volcanique proche des zéolithes l Le troisième est un silicate d'alumine potassique lamellaire LE PROCÉDÉ C.O.R.
EXEMPLAIRES D'APPLICATIONS Les applications en sont nombreuses et beaucoup d'essais et de traitement in-situ ont déjà été effectués avec succès (références sur demande).
Ä Lacs, lagunes, rivières (lutte contre la dystrophisation) Ä Sols pollués, nappes phréatiques (produits chimiques ou toxiques) Ä Eaux usées industrielles, agro-alimentaires, urbaines et même eau potable (matières organiques, chimiques, micro-polluants) Ä Lisiers, litières, hygiène (pré-dégradation, lutte contre les odeurs, lutte bactérienne) Ä Valorisation de sol, activation agricole (optimisation des rendements) Ä Traitement de papier, de lin, de composts (activité sur la cellulose, la lignine)
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